Eperviers /Arrêter l’hémorragie, la presse en parle

0

Les éperviers du Togo ont enregistré deux défaites en deux sorties en ce début des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 respectivement face au Sénégal (0 – 2) et à la Namibie (0 – 1). Des résultats qui étalent les difficultés actuelles des Eperviers du Togo. Le constat est amer, le Togo a perdu ses quatre derniers matches à domicile (0-1 Comores ; 1-3 Egypte ; 1-2 Kenya ; 0-1 Namibie) et est classé dernier de sa poule de qualifications au mondial. Aucun but marqué et trois encaissés en deux journées. Face à ces statistiques, le doute s’installe dans le public qui n’a soif que des victoires de son équipe nationale. Comment voir le bout du tunnel, la presse se prête à l’exercice

Le Togo manque de joueurs de qualité.

«Le Togo n’a pas de joueurs aujourd’hui » nous a confié Ablam Gnamesso , journaliste à Spordrome. Effectivement, le constat est là. Dans les 5 majeurs, le Togo présente deux joueurs, Djene Dakonam (Getafe/Espagne) et Bebou Ihlas (Hoffenheim/Bundesliga), aucun en Ligue 1, en Italie et en Angleterre.

Et à Eli Atikpo , de Radio Djena d’ajouter, «Ça va faire bizarre, mais il faut être franc et dire que le Togo n’a plus de joueurs de qualité. A l’exception de deux ou trois joueurs qui sont dans les championnats les plus relevés, le reste, on se pose des questions ». Parlant du niveau des joueurs, Franck Defly, journaliste à Télé Sport Africa, se pose également des questions « Cette équipe qu’on a vue sur les 2 matchs, a un niveau excessivement faible pour competir au plus haut niveau » renchérit –il.

Mais , est ce seulement le niveau des joueurs qui pose problème ?

Ablam Gnamesso parle de  la transition ratée par Claude Leroy  « la transition qui a été confiée à Claude Le Roy sur une longue période de 5 ans n’a pas été faite. Claude Le Roy, qui était venu pour faire cette transition, a raté samission . Le Togo a donc gâché 5 bonnes années pendant ce temps les autres pays ou adversaires travaillent pour renforcer leur effectif . C’est bien normal que le Togo ne soit plus au même niveau que les autres. » a-t-il lâché

Pour Eli Atikpo, le Togo manque également de joueurs prêts à aller au front « Cette équipe du Togo actuellement manque également des joueurs engagés, déterminés et avec la volonté de mieux faire. »

Flora Tete touche du doigt un aspect sensible. Elle parle de pont coupé entre l’équipe et ses supporters « Il y a une désunion entre l’équipe et le public sportif togolais. Avec le recrutement du nouveau sélectionneur, le public a nourri l’espoir de voir les Éperviers prendre de nouveau leur envol mais l’arrivée de Paulo Duarte et son staff en lieu et place de plusieurs Togolais du staff des Éperviers enfonce le clou de la désunion. Ce toilettage au sein du staff technique n’a pas été au goût du public sportif. Déjà deux rencontres avec autant de défaites. Cela laisse le public sportif dans le plus grand doute. »

Quelles solutions ?

Il va falloir reconstruire, le nouveau sélectionneur en parle et appelle même à la patience, mais comment ?

« Si l’on s’inscrit dans la reconstruction comme l’affirme le nouveau sélectionneur alors que le travail puisse se faire à fond avec des objectifs réalistes qui vont au-delà de 2023 pour un retour de l’unité du public sportif avec les Éperviers. » Précise-t-elle

Ces objectifs passent par la formation à la base, ce qui manque au Togo depuis des années, « c‘est toute la politique sportive du Togo qu’il va falloir revoir notamment la politique du développement du football. Créer un cadre juridique approprié pour restructurer les centres de formation. Une manière de mettre l’accès sur la formation à la base. » affirme Ablam Gnamesso

En plus des jeunes, il faut revoir le niveau de nos championnats nationaux « La Fédération doit beaucoup miser sur la qualité de nos championnats et surtout, mettre en place une régularité sportive au niveau des jeunes en vue de voir de nouveaux talents s’éclore » ajoute Franck Defly

Pour Eli Atikpo « la faute n’incombe pas qu’aux seuls joueurs, mais également aux autorités, tandis que les autres pays comme le Bénin à côté travaille, au Togo, on se plaît toujours dans l’approximation. Aucune planification, aucune vision à moyen terme, aucun objectif concret assigné. Il faut avoir le courage de faire l’impasse sur le mondial 2022 et la CAN 2023, et travailler à la reconstruction d’une équipe, renforcée les championnats nationaux et surtout penser au football des jeunes » Conclut –il

Le Togo n’a pas le choix. Pour rebâtir, il faut travailler, accepter les échecs et trouver des solutions pour avancer.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.