Malgré trois points pris en deux journées, Jacques Alaixys Romao reste optimiste quant aux chances des Éperviers de retrouver la CAN, après quatre phases finales ratées. Invité sur la chaîne New World TV, il a analysé les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Pour lui, la double confrontation face à l’Algérie sera déterminante dans la course à la qualification du Togo.
Après une victoire contre le Burundi (1-0) à Lomé, le Togo a chuté face à la Zambie (0-2) à l’extérieur. Avec trois points au compteur, les Éperviers devront réagir lors de leurs prochaines sorties.
Romao retient la victoire contre le Burundi
Jacques Alaixys Romao retient surtout le succès face au Burundi. Dans un contexte marqué par l’arrivée d’un nouveau sélectionneur et l’intégration de plusieurs nouveaux joueurs, cette victoire constitue un premier motif de satisfaction.
« Le premier match qu’ils ont fait face au Burundi, à domicile, c’est un match satisfaisant. On va surtout retenir la victoire, on a pris trois points »,
-t-il.
L’ancien Épervier reconnaît certaines imperfections dans le jeu. Toutefois , il souligne l’importance de ce résultat pour lancer la campagne. Cette première sortie a également permis aux nouveaux venus de découvrir les exigences et la pression liées à la sélection nationale.
En revanche, la défaite à Ndola a révélé certaines limites du groupe. Romao évoque notamment le manque d’expérience de certains joueurs. Il espère que ce revers leur servira de leçon pour la suite des éliminatoires.
Face à l’Algérie, quatre points au minimum
Avec trois points après deux journées, le Togo s’apprête à affronter l’Algérie dans une double confrontation décisive pour la qualification. Malgré la difficulté du défi, Romao croit aux chances des Éperviers.
« Il va falloir prendre au minimum quatre points, même si on sait que ça va être difficile »,
prévient-il.
Conscient de la qualité de l’effectif algérien et de l’expérience des Fennecs, l’ancien marseillais estime néanmoins que le Togo peut obtenir un résultat favorable. Il mise sur une prestation solide à l’extérieur, avant de profiter de l’avantage du terrain au match retour.
Romao rappelle notamment que le Burundi a mené 2-0 face à l’Algérie avant de concéder le nul (2-2). Un exemple qui démontre, selon lui, que les Fennecs ne sont pas intouchables.
« Il va falloir vraiment faire un gros match là-bas, prendre au minimum un point, et à domicile prendre trois points si on veut se qualifier pour la prochaine CAN »
insiste-t-il.
Le scénario idéal est donc clair : ramener au moins un point d’Algérie, puis s’imposer à domicile. Avec sept points au total, les Éperviers pourraient ainsi se relancer dans la course à la qualification. Leur sort dépendra toutefois aussi des autres résultats du groupe.
Les nouveaux joueurs, un motif d’espoir
Au-delà des résultats, Romao se réjouit de l’apport des nouveaux joueurs. Leur capacité à répondre présent dès leur première sortie constitue, à ses yeux, un signal encourageant.
Il rappelle toutefois la pression qui accompagne les rencontres à domicile, dans un pays qui attend le retour de sa sélection à la CAN depuis près d’une décennie.
« On est tous derrière vous »
Désormais retraité, Jacques Alaixys Romao continue de suivre de près la sélection togolaise. À l’approche de cette double confrontation, il adresse un message de soutien aux joueurs et au staff technique.
« On est tous derrière vous, on a confiance en vous, on a confiance en nos sélectionneurs. Faites-nous plaisir, c’est tout, prenez du plaisir, faites-nous plaisir »
lance-t-il.
Un message d’encouragement alors que le Togo ambitionne de renouer avec la scène continentale. Face à l’Algérie, les hommes de Patrice Neveu devront confirmer les signes encourageants aperçus contre le Burundi et démontrer leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations africaines.