Lomé accueille depuis ce jeudi un atelier stratégique de la FIFA consacré à l’analyse de l’environnement du football amateur au Togo. Cette rencontre réunit des représentants de l’instance mondiale, des autorités sportives nationales ainsi que plusieurs acteurs clés du football de base. L’ objectif est de poser les bases d’un développement structuré et durable du football amateur dans le pays.
Placée sous la direction de consultants de la FIFA, notamment le Burkinabè Ousmane Savadogo et le Camerounais Etienne Sockeng, cette initiative s’inscrit dans un programme global lancé en 2022. Celui-ci vise à analyser, à travers des enquêtes menées dans plusieurs pays, les réalités du football amateur à l’échelle mondiale.
À partir de ces enquêtes, la FIFA élabore non seulement un rapport global permettant d’identifier les grandes tendances du football amateur dans le monde, mais aussi des rapports spécifiques pour chaque pays. L’atelier de Lomé constitue ainsi une étape clé pour le Togo, en permettant aux différentes parties prenantes de confronter leurs réalités et d’ouvrir des pistes de réflexion.
« Cet atelier nous permet de réunir toutes les parties prenantes du football amateur au Togo et de faire le point sur les résultats de l’enquête. C’est aussi l’occasion de lancer le débat et d’initier des échanges entre les acteurs afin de créer une synergie d’action autour du football amateur, qui constitue l’un des piliers du football dans chaque pays »,
a expliqué Ousmane Savadogo.
Dans cette dynamique, la FIFA entend s’appuyer sur l’expérience réussie du programme de développement des talents.
« La FIFA l’a déjà fait pour le développement des talents. Cela a permis, dans le cadre du financement Forward 2023-2026, de consacrer un budget de 200 millions de dollars à l’ensemble des fédérations pour soutenir ce secteur. De la même manière, nous espérons que l’analyse de l’environnement du football amateur débouchera sur un appui uniforme à toutes les fédérations pour le cycle 2027-2030 »
a-t-il ajouté.
L’analyse engagée ne se limite pas à une simple comparaison entre pays. Elle prend en compte des réalités propres à chaque nation.
« Il ne s’agit pas seulement de comparer les pays entre eux. À l’intérieur de chaque pays, il existe des forces et des faiblesses que nous examinons avec les parties prenantes. L’objectif est d’améliorer les stratégies de développement, la structuration, les ressources humaines, le budget alloué au football amateur ainsi que la coordination »
a précisé le consultant.
Un point essentiel souligné par l’expert concerne la gouvernance du football amateur.
« Le football amateur n’est pas l’apanage de la fédération seule. D’où la nécessité d’une coordination à l’échelle nationale, mais aussi fédérale. Il s’agit donc de discuter avec les différentes parties prenantes afin de définir un cadre de collaboration permettant d’améliorer tous ces aspects »
a conclu Ousmane Savadogo.
À travers cet atelier, la FIFA et les acteurs du football togolais entendent ainsi poser les jalons d’un nouveau cap pour le développement du football amateur, véritable socle de l’écosystème footballistique national.