Covid-19/D1-D2: Arrêt des championnats, maintien de la forme, salaire, les joueurs en parlent.

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En Afrique, le monde sportif n’est pas épargné par la crise sanitaire dû au Covid-19. Au Togo, le comex de la FTF allant dans le même sens que le gouvernement, pour endiguer cette pandémie, a suspendu ses activités sportives sur tout le territoire national. les joueurs des différents clubs de football se retrouvent donc à la maison sans activités. Une situation très délicate pour les joueurs qui se sont confiés à la rédaction de togofoot.info sur leur vie de « sportifs confinés »

Le confinement n’est tout juste pas plaisant…

Tous les joueurs interrogés sont unanimes. cet arrêt leur fait plus de mal que de bien.

Le confinement, et bien c’est vraiment pas plaisant. Je suis là tous les jours à la maison. Quand je ne regarde pas une série, je joue aux jeux vidéos. C’est mon nouveau quotidien et franchement je n’y suis pas habitué, mais bon je n’ai pas le choix. J’essaie juste de ne pas trop y penser. » a laissé entendre Abbuiy Thierry de l’AS OTR. Ferdinand Ahonto de Dyto, quant à lui reste chez lui au nom des mesures barrières « Le confinement, je ne peux pas dire que c’est quelque chose qui fait du bien. Mais pour le respect des règles barrières, je reste à la maison devant la télé et des jeux vidéos ».

Le terrain manque sérieusement à Pognon Gnida Ferdinand d’Arabia FC de Tabligbo  « Je suis un peu triste mais je m’adapte à la situation en regardant la télé et je passe plus de temps avec ma famille. Ce n’est pas aussi facile d’être éloigné du terrain ». Ailleurs l’ennui a totalement pris le dessus:  » le confinement se passe bien mais trop d’ennuis. On est là pratiquement à faire les mêmes choses du matin au soir ». a confié  Yves Tengué de l’AS OTR.

L’international togolais Kangnivi Amatchoutchoui de Gbohloe-Su des Lacs essaie de s’adapter à la situation « On rend grâce. Au début c’était très difficile, mais avec le temps je suis tombé en mode routine. J’essaie de m’adapter en passant plus de temps à la maison. Comme il s’agit de notre bien-être et que la santé n’a pas de prix, on est obligé de respecter les mesures barrières prises par les autorités pour lutter contre cette pandémie » Par contre certains joueurs ont du mal à supporter cet arrêt des compétitions. C’est le cas de Wonegou Kossivi Victorien des Anges FC de Notsè, pour lui,  » rien ne marche ».

Désormais pour garder la forme, ils s’adonnent aux exercices physiques individuelles.

« Pour maintenir la forme en ce temps de confinement, je travaille chez moi à la maison dans un petit périmètre. Je fais le footing également chaque matin. » Comme pouvait le signaler Tchakei Marouf d’Asko ainsi que tous les autres joueurs contactés . Ouro-Agoro Ismaël donne plus d’indice « Pour maintenir la forme, on s’entraîne individuellement à la maison et on s’entraîne en club aussi par groupe de 5 joueurs. » a t-il précisé.

Et que dire des salaires…

Visiblement, tous les joueurs essaient tant bien que mal de s’adapter à leur nouvelle vie. Par ailleurs, on constate que cette situation qui bloque toutes les activités, aura forcément un impact négatif sur le côté financier des clubs. Les présidents des clubs continuent par honorer leur engagement vis-à-vis des joueurs sous contrat en cette période difficile ? Si certains y parviennent, certains non.

Si chez les militaires, les requins mâles, Kotoko FC et Arabia, l’ inquiétude n’est pas de mise: « Malgré l’arrêt du championnat, les salaires ont toujours été payés au sein de mon club » avoue Ferdinand Ahonto de Dyto. « Oui, nous avons reçu notre salaire. Je profite de l’occasion pour féliciter nos dirigeants pour l’effort » a laissé entendre Kangnivi Amatchoutchoui. « Je profite pour remercier notre président Ali Adamou du club ARABIA de Tabligbo qui est un homme généreux. Malgré la situation, du Covid-19, il continue par nous payer. Nous tenons à lui dire merci pour tout. » affirme Pognon Gnida Ferdinand d’Arabia FC. A l’As OTR personne ne sait ce que réserve l’avenir. « Le dernier match du championnat s’est joué le 8 mars et on s’est entraîné après jusqu’au 16 mars donc c’est normal qu’ils nous aient payé. Maintenant après, voilà, attendons la fin de ce mois-ci pour voir ce qui sera fait. » ont déclaré Abbuiy Thierry et Yves Tengue de l’AS OTR.

Par contre la situation n’est pas la même partout. À l’Etoile Filante par exemple, les joueurs déclarent qu’on leur a juste donner quelque chose. Même situation à Notsè pour les joueurs du club local Anges FC. Certains joueurs déclarent que les salaires ne sont toujours pas payés. « C’est depuis le 6 février qu’ils nous ont donné la moitié de nos salaires du mois de janvier. Depuis le mois de Mars on a rien touché jusqu’à présent » déplore un joueur.

À l’Asck, les dirigeants ont opté à une baisse de salaire,  a-t-on appris d’une source proche du club.

Le COVID 19 a vraiment tout chamboulé. De la joie d’un championnat régulier retrouvé, à celle d’une première participation au CHAN, les joueurs locaux se retrouvent dans une situation difficile qui risque d’avoir des conséquences fâcheuses sur leurs carrières.

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