Les entraîneurs africains montent en puissance ! Pour la première fois dans l’histoire de la CAN, les quatre demi-finalistes sont dirigés par des techniciens africains. Cette évolution marque la fin d’une époque où les fédérations privilégiaient souvent les entraîneurs européens.
Plus les compétitions s’enchaînent, les entraîneurs africains gagnent en notoriété. Progressivement, le mythe du fameux « sorcier blanc » s’épuise, laissant place à l’émergence des entraîneurs locaux. Le dernier carré de la CAN 2025 au Maroc en est une preuve.
Les quatre nations qualifiées pour le dernier carré sont toutes dirigées par des entraîneurs locaux. C’est une première dans l’histoire de la compétition. Depuis près d’une décennie, le sommet du football continental appartient aux techniciens africains. Après le sacre du Cameroun d’Hugo Broos en 2017 (dernier sélectionneur non africain titré), la CAN est entrée dans une nouvelle ère.
Les quatre derniers vainqueurs de la CAN sont tous africains. Djamel Belmadi (2019), Aliou Cissé (2021), Emerse Faé (2023) et Pape Thiaw (2025) ont remporté les quatre dernières CAN. Huit des onze dernières CAN ont été remportées par des techniciens africains. C’est une véritable révolution dans le coaching africain.
Dans le passé, des entraîneurs européens comme Claude Le Roy, Hervé Renard, Otto Pfister, Gernot Rohr… faisaient rêver l’Afrique. Cependant, aujourd’hui, ils font face à une forte concurrence du marché local. Les techniciens africains ont prouvé qu’ils ont de la matière. Ils ont certes encore du chemin à parcourir, mais ils ont prouvé qu’ils sont désormais prêts à relever le défi du football africain. Il faudra désormais compter avec eux !



