L’année 2025 restera comme un exercice douloureux pour les clubs togolais engagés sur la scène africaine. Entre espoirs naissants et dures réalités, Gbohloesu et l’ASCK ont tous deux vu leur aventure s’arrêter prématurément, dès le premier tour des compétitions interclubs de la CAF.
Pour sa toute première participation à une compétition continentale, Gbohloesu des Lacs découvrait la Coupe de la Confédération avec ambition et fierté. Classés deuxièmes du championnat, les Requins Mâles se rendaient à Ouagadougou le 19 septembre pour y affronter l’USFA. Malgré une première période encourageante, les Togolais se font surprendre et s’inclinent sur la plus petite des marges (1-0). Le match retour, très attendu au stade de Kégué, tournera au cauchemar. Après une première mi-temps équilibrée, Gbohloesu cède à deux reprises en seconde période et s’incline 2-0. Le club d’ Aného compte ainsi deux défaites, aucun but marqué et une élimination sur un score cumulé de 3-0. Un apprentissage rude mais formateur pour le club d’Aného.
En Ligue des champions africaine, l’ASCK, championne du Togo pour la deuxième fois de son histoire, portait les espoirs nationaux. Face à l’expérimentée RS Berkane, les Chauffeurs de la Kozah ont pourtant montré un visage séduisant. Le 21 septembre à Kégué, malgré l’ouverture du score signée Ouro-Amdane Ayeva, l’ASCK concède le nul (1-1), un résultat frustrant au vu de la domination togolaise. Au match retour, le manque de réalisme coûtera cher. Malgré un fond de jeu intéressant, l’ASCK s’incline 3-1 et quitte la compétition dès le premier tour.
En 2025, le constat est amer , aucun club togolais n’a réussi à franchir le premier obstacle continental. Entre manque d’expérience, inefficacité offensive et adversaires plus aguerris, le football togolais mesure encore le chemin à parcourir pour exister durablement sur l’échiquier africain. Une année difficile, mais aussi une base de réflexion pour mieux préparer les défis à venir.



