Le Prix Marc-Vivien Foé sera décerné à un joueur inédit cette année. La liste des trois finalistes a été dévoilée mercredi 5 mai. Aucun des trois footballeurs retenus n’est déjà monté sur le podium.
Le prix Marc-Vivien Foé récompense le meilleur joueur de Ligue 1. Il est décerné par le groupe média RFI/France 24. Après la CAN 2025, le Sénégal est en pôle position pour rafler la mise Deux finalistes sur les trois sont sénégalais. Il s’agit de Lamine Camara et Moussa Niakhaté. Mais Mamadou Sangaré peut-il devenir le premier Malien à inscrire son nom au palmarès ?
Lamine Camara, milieu de terrain (AS Monaco / Sénégal)
À 22 ans, Lamine Camara n’est plus une simple promesse. Il est devenu la clé de voûte du milieu monégasque. Pour sa troisième saison en Ligue 1, il s’impose par sa régularité. Il est aussi décisif, souvent dans l’ombre. Son profil correspond à l’ADN du Prix Foé. Il casse les lignes à la passe. Il donne du rythme au jeu. Il sécurise la relance.
Formé à Génération Foot, comme son idole Sadio Mané, il a aussi connu Metz. Depuis, il s’est installé parmi les meilleurs milieux de Ligue 1. International confirmé et finaliste de la CAN, il arrive à maturité. C’est peut-être le bon moment pour entrer dans l’histoire du Prix.
Moussa Niakhaté, défenseur (Olympique Lyonnais / Sénégal)
À Lyon, il y a un nom qui revient souvent : Moussa Niakhaté. Trente ans, défenseur central, vice-capitaine, et transfert le plus cher de l’histoire de l’OL. Il a stabilisé l’une des meilleures défenses de Ligue 1. Il a aussi imposé une culture de rigueur et de leadership. Malgré une CAN au milieu de saison, il a continué à enchaîner les matches.
Pendant que l’on parle beaucoup des profils offensifs, il rappelle que ce trophée peut aussi récompenser un défenseur. L’exemple en est Achraf Hakimi, l’an dernier.
Mamadou Sangaré, milieu de terrain (RC Lens / Mali)
À 23 ans, Mamadou Sangaré est une carte fraîcheur. Il surprend et bouscule. Son profil apporte un vent nouveau au milieu lensois. Arrivé en Europe à 18 ans, il est passé par Salzbourg puis Vienne. Très vite, il a modifié l’équilibre au milieu de terrain de Lens. Il récupère avec intensité. Il avance balle au pied. Il lance aussi des projections tranchantes vers l’avant.
Dans le Nord, il rappelle aussi Seydou Keita. Comme l’ancien international, Sangaré est un milieu malien élégant. Il assume cette filiation. Il veut même la dépasser. Un podium en Ligue 1 et une Coupe de France encore possible peuvent donner à sa saison la dimension nécessaire pour aller chercher le trophée.
Le nom du vainqueur sera dévoilé le 11 mai.

