Covid 19 : les journalistes sportifs touchés de plein fouet

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Le Covid 19 a de sérieuses répercussions sur le travail du journaliste.  Dans la presse, le journaliste sportif a l’impression d’être le plus touché par cette pandémie et la réalité lui donne peut être raisons. Plus e couvertures de matches, de tournois, tout est arrêté. Les émissions sportives n’existent plus faute de matière à discuter. Comment les journalistes sportifs vivent t-ils ce moment difficile ? Comment s’en sortent-ils financièrement. Togofoot.info est  allé à leur rencontre

« La situation est compliquée surtout pour nous les journalistes sportifs. Nous n’avons plus de matière à traiter au plan professionnel. Tout est au ralenti. Tous nos programmes sont tournés vers la sensibilisation contre le coronavirus. Les articles rédigés portent le plus souvent sur les actions des acteurs contre cette pandémie »a confié Edwige Apédo de Djena Média . Le chômage technique est même évoqué pour qualifier ce que vivent actuellement le journalistes sportifs « sur les activités sportives,il n’y a plus rien tout est en rediffusion actuellement puisqu’il n’y a plus de la matière à développer dans nos émissions. Encore plus ,nos invités ne donnent plus suite à nos sollicitations. Je peux dire que nous sommes au chômage technique puisque pas d’activités sportives, pas de reportage et tout le monde est à la maison » a déploré Bracool Yendabré de Radio Courtoisie (Dapaong). Arnaud Bocco, reporter d’image sur les terrains vit aussi péniblement cette situation « C’est une situation assez regrettable et délicate que la presse sportive vit en particulier. Le photo-reporter que nous sommes, ne se dérobe pas à ce que vivent ses autres confrères. Il n’y a plus de manifestations sportives et  partant, plus d’activités. Il n’y a plus rien à capturer au bord d’une aire de jeu, toutes disciplines confondues. »

Mais y a-t-il quelque chose à gagner de cette situation ? Aimé ATTI  de foliesportive pense que oui. Il faut toujours creuser , il y a toujours quelque chose à dire« Après tout c’est un mal pour un bien puisque ça nous amène à chercher d’autres informations et rester actifs, même avec l’arrêt des différents championnats. »

La situation paraît plus tendue sur le plan financier

Les journalistes sportifs avaient déjà du mal à joindre les deux bouts, et cela s’est accentué avec le coronavirus. Plusieurs partenariats sont mis en stand by et des salaires en berne.

« Au plan financier c’est plus compliqué. Les entrées sont réduites. Certains contrats sont suspendus avec les partenaires. Et c’est vraiment difficile de faire à la crise. Même nos salaires peinent à tomber parce que la vie professionnelle est en berne. » a lâché Edwige Apédo. Aimé Atti  n’est pas mieux loti «D’un point de vue économique, ça nous pénalise énormément surtout que notre seule source reste le sport et qu’il est l’arrêt depuis plus d’un mois maintenant. » .

La démotivation s’est installée faute de moyens « nous n’avons pratiquement plus de recettes.nos caisses sont vides. Le personnel n’est plus motivé comme dans les moments normaux où tout le monde était permanent à la radio » a renchéri Bracool Yendabré . King Agoro , de radio Tabala(Kara)  parle même de survie « Nous faisons de notre mieux pour survivre ».

 Mais pour certains , ce n’est pas aussi grave que ça. Ils ne gagnaient déjà pas grand-chose avant le Covid 19 « Financièrement, nous restons stoïques, dans la mesure où en situation normale, le photo-reporter ne vivait déjà pas de son métier.  Les clichés ne se vendaient presque pas. Le COVID-19 a rajouté sa touche à la situation, mais nous sommes obligés de nous y faire comme tout le monde » souligne Arnaud Bocco.

Ils sont tous unanimes « Notre souhait c’est qu’un dénouement soit trouvé à cette crise sanitaire le plus tôt possible au risque de fragiliser un peu notre secteur qui n’était pas aussi confortable avant. »

Et on espère que ce sera pour bientôt.

 

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